Une illustratrice onirique, késako ?

Vous vous êtes peut-être posé la question : qu’est-ce que le mot onirique vient faire là-dedans ? Une illustratrice reste une illustratrice non ?
Ce terme peut paraître secondaire ou sorti de nulle part, issu d’un kamoulox douteux. J’ai quelque peu hésité avant de le rajouter, mais il définit tellement bien ma manière de travailler et de vivre que je me devais de le rajouter.

Je vais profiter de ce premier article pour détailler un peu plus ma pratique et aborder ma vision de la méditation, première source personnelle d’inspiration.

Alors, que-ce que cette expression étrange signifie ?

Si vous êtes pressés, passez directement au dernier paragraphe…

Un petit rappel…

Le mot onirique vient du rêve (je ne vous apprends rien là-dessus), lors de notre sommeil, mais aussi lorsque l’on « rêvasse » ou somnole. Dans les deux cas, ces états sont cruciaux pour le commun des mortels, mais encore plus pour les artistes. Le corps se met en pause, mais l’esprit cogite de lui-même, tissant des liens entre plusieurs idées, images et souvenirs. Un nid parfait pour la créativité.
Pour créer une idée nouvelle, nous en assemblons d’autres. Rien ne naît de la poussière.

Certaines personnes aiment se poser, regarder le paysage sans vraiment le voir et élaborer des scénarios complètement loufoques dans leur tête. Pour parler en métaphores, si de l’extérieur on a juste l’impression que leur système d’exploitation a crashé, en vérité il tourne aussi vite que le tambour d’une machine à laver à pleine puissance.

Où tu veux en venir là ?

J’y viens mon ami(e) !
Reprenons l’exemple précédent. Vous êtes sur un banc, le panorama est sympa, il fait beau et les rayons du soleil réchauffent votre visage en ce début d’été. Plusieurs choix s’offrent à vous (cette liste n’est pas exhaustive) :

  • vous pouvez continuer d’examiner attentivement la scène jusqu’à l’ennui,
  • vous lever et reprendre votre chemin,
  • vous occuper en sortant un livre ou votre téléphone,
  • fermer les yeux et juste profiter de ce moment.

Si vous optez pour cette dernière solution, il est fort probable que vous commenciez à somnoler. Vous faites alors abstraction de ce qui vous entoure, pour vous concentrer sur vos pensées (le plus souvent) et/ou vos sensations (demande plus de concentration). Vous entrez dans un état modifié de conscience. Sous ce nom compliqué et mystique, se cache un phénomène normal et fréquent. Lorsque l’on sommeille, que l’on est sous hypnose ou en pleine méditation, on l’expérimente naturellement. C’est un état intermédiaire entre l’éveil et le sommeil.

N’étant pas scientifique, je passerais outre les détails techniques, qui sont certes enrichissants, mais pas indispensables pour pratiquer. Cependant, libre à vous de consulter la masse d’information présente sur le web.

C’est bien joli, mais à quoi ça sert ?

Je distingue la somnolence, souvent assez chaotiques (les idées vont et viennent), avec l’hypnose et la méditation, plus canalisées. Pour ma part, ce sont ces deux dernières qui m’apportent le plus de satisfaction. Ce sont des outils forts utiles et cela pour plusieurs raisons :

  • se concentrer sur sa respiration et son corps apaise,
  • laisser son esprit vagabonder est un puits de créativité, que ce soit pour résoudre un problème dans la vie de tous les jours ou trouver de l’inspiration pour un projet,
  • renouer avec soi-même, pour mieux se comprendre et savoir où l’on va en accord avec ses valeurs.

Cette liste n’est bien entendu pas exhaustive, mais ces trois arguments me paraissent les plus pertinents (totalement subjectifs donc).
Je pourrais faire un article entier sur ce dernier point, tellement il est important, surtout si vous vous sentez perdu(e) dans votre vie. La méditation, m’a permise une véritable reconnexion avec des émotions refoulées, et autres souvenirs reculés, et agit encore aujourd’hui comme une véritable boussole.
Revenons plutôt sur l’intérêt créatif. Cet état modifié de conscience fait sauter de nombreuses barrières mentales, qui sont pratiques au quotidien, mais qui peuvent parfois freiner nos idées. Vous vous souvenez des connexions mentales évoquées plus haut ? Elles sont dans ces moments-là plus rapides et plus efficaces, décuplant notre potentiel d’imagination.

Alors la panacée ?

Non. Surtout pas.
Comme tout malheureux phénomène de mode, la méditation est aujourd’hui vantée à tort et à travers. Elle permettrait une meilleure productivité dans les entreprises, un sommeil réparateur, une réduction des douleurs chroniques… Bref, la liste des effets positifs est tellement longue que c’en est suspect.

Attention, ce qui va suivre n’est que mon humble avis. N’oubliez pas de toujours garder un esprit critique. Bien, allons-y ! 

Déjà cette méthode ne s’adresse pas à tout le monde.
Je ne peux pas conseiller à une personne hyperactive de se forcer à se poser ne serait-ce que 10 minutes pour méditer. Ça n’aurait aucun sens ! D’autres techniques d’introspection existent et si vous souhaitez entamer cette démarche, c’est à vous de trouver la méthode qui vous conviendra le mieux.
Ensuite, elle peut être contre-indiquée (trouble de la dissociation, schizophrénie…) et dans tous les cas, elle ne remplace jamais un suivi avec un professionnel de santé si besoin. Cependant, elle peut-être un excellent complément. Je vous conseille tout de même de ne pas commencer seul(e), les premières séances pouvant être très perturbantes.

«Contrairement à ce que beaucoup croient, la méditation ne mène pas d’emblée au calme, explique Frédéric Munoz, psychologue et psychanalyste spécialiste en psychologie bouddhique. Elle permet au contraire d’aller très vite au cœur de ses tempêtes.»
(source : sante.lefigaro.fr)

Troisièmement, faites très attention aux dérives mystiques et sectaires.
Personnellement, je préfère prendre du recul par rapport à ce que je peux visualiser ou ressentir. Notre cerveau est un organe extrêmement complexe et certaines sensations sont tout à fait normales, alors que certains pourraient y voir une intervention divine. Libre à vous d’interpréter ces informations comme bon vous semblent, mais je ne m’aventurerais pas sur ce terrain glissant. Prenez aussi garde aux stages de développement personnel à plusieurs milliers d’euros.
Je le répète, garder un esprit critique !

Enfin, un conseil si vous souhaitez tester cette pratique : n’en attendez rien. Oui, c’est un peu contre-intuitif.
Vous n’avez pas pu passer à côté du fameux « lâcher-prise ». Hormis dans des situations particulières, comme l’hypnose médicale, je vous enjoins à ne pas vous donner un objectif précis avant les séances. Du moins pas dans un premier temps.
Plus vous laisserez votre esprit libre, plus il vous emmènera loin.

En résumé, comment j’inclus la méditation dans ma pratique ?

C’est à la fois mon phare dans la nuit sur le plan personnel et une aide précieuse sur le plan professionnel. Pour tout projet, je vais systématiquement l’utiliser pour m’éloigner du déjà-vu, lorsque les idées manquent ou pour apporter une patte plus personnelle.
Cet état modifié de conscience et ce que j’ai pu visualiser et comprendre lors de ces séances ont une valeur inestimable à mes yeux. Mon identité et mon entreprise y sont intimement liées.
Tel le cerf qui porte la lanterne dans la nuit, ces voyages de l’esprit sont mes guides, m’encourageant à avancer et à créer.

J’espère que cet article vous a plu. N’hésitez-pas à laisser un commentaire si besoin !

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